《收获与播种》第三部分注释:A — 遗产与继承人
Note 167
(10 mai) L’ami en question n’est autre que Zoghman Mebkhout ; qui a bien voulu m’autoriser à lever l’anonymat que j’avais cru devoir maintenir sur l’origine de la lettre (du 2 avril 1984) que je cite dans la présente note.
Note 168
(10 mai) La citation qui précède est très fortement tronquée, par un souci de respect de l’anonymat de mon correspondant. Voir la note suivante pour une citation complète du passage dont cette citation est extraite et pour des commentaires aussi sur son sens véritable, qui m’avait échappé d’abord faute d’information plus circonstanciée.
Note 169
Voir la note 27, « Le “snobisme des jeunes” — ou les défenseurs de la pureté », no 27.
Note 170
Voir deuxième note de b. de p. de la note précédente, « Échec d’un enseignement (2) — ou création et fatuité », no 44’.
Note 171
Le lecteur trouvera dans les notes nos 461 à 469 certains commentaires plus techniques sur les notions passées en revue dans la présente note. D’autre part, indépendamment des notionsparticulières que j’ai introduites, le lecteur trouvera des réflexions sur ce que je considère comme « la partie maîtresse » de mon œuvre (à l’intérieur de la partie de mon œuvre « entièrement menée à son terme »), dans la note no 88, « La dépouille ».
Note 172
(7 juin) Mebkhout me signale qu’à ces deux théorèmes, il convient d’en ajouter un troisième, s’exprimant également en termes de catégories dérivées, savoir ce qu’il a appelé (un peu improprement peut-être) le « théorème de bidualité» pour les $\mathcal{D}$-Modules, et qui est le plus difficile des trois. Pour une esquisse d’ensemble des idées et résultats de Mebkhout et de leurs utilisations, voir Le Dung Trang et Zoghman Mebkhout, « Introduction to linear differential systems », Proc. of Symposia in Pure Mathematics, vol. 40 (1983), partie 2, p. 31-63.
Note 173
(30 mai) La démonstration du deuxième théorème se heurte aux difficultés techniques habituelles au contexte transcendant, nécessitant le recours à des techniques « évétesques » ; je devine qu’elle peut être rangée au rang des démonstrations « difficiles ». Celle du premier théorème est « évidente » — et profonde, utilisant toute la force de la résolution des singularités de Hironaka. Comme je le signale dans l’avant-dernier alinéa de la note « La solidarité » (no 85), une fois le théorème dégagé, « le premier venu » bien informé est capable de le prouver. Comparer aussi avec l’observation de J H. C. Whitehead citée dans la note « Le “snobisme des jeunes” — ou les défenseurs de la pureté » (no 27). Quand j’ai écrit cette dernière note, comme sous la silencieuse dictée d’une prescience secrète, je ne soupçonnais pas à quel point la réalité allait dépasser mes timides et tâtonnantes suggestions !
Note 174
Ils l’ont appris de première main dans les séminaires SGA 4 et SGA 5, et par textes interposés, dans « Residues and Duality » de R. Hartshorne.
Note 175
(30 mai) Mais j’ai eu temps de l’oublier — pour m’en resouvenir par la vertu de la deuxième rencontre avec Mebkhout, l’an dernier. (Voir la note « Rencontres d’outre-tombe », no 78.)
Note 176
(15 mai) Ces « idées essentielles et principaux moyens techniques » avaient été réunis dans la vaste fresque des séminaires SGA 4 et SGA 5, entre 1963 et 1965. Les étranges vicissitudes qui ont frappé la rédaction et la publication de la partie SGA 5 de cette fresque, parue (sous forme méconnaissable, dévastée) onze ans plus tard (en 1977), donnent une image saisissante du sort de cette vaste vision aux mains d’« une certaine mode » — ou plutôt, aux mains de certains de mes élèves qui ont été les premiers à l’instaurer (voir note de b. de p. suivante). Ces vicissitudes et leur sens se révèlent progressivement au cours de la réflexion des dernières quatre semaines, se poursuivant dans les notes « Le compère », « La table rase », « L’être à part », « Le feu vert », « Le renversement », « Le silence », « La solidarité », « La mystification », « Le défunt », « Le massacre », « La dépouille », notes nos 63”’, 67, 67’, 68, 68’ et 84-88.
Note 177
(13 mai) La poursuite de la réflexion au cours des six semaines qui ont suivi le moment où ces lignes furent écrites (fin mars), a fait apparaître que cette « mode » a été instaurée en tout premier lieu par certains de mes élèves — par ceux-là mêmes qui étaient les mieux placés pour faire leur une certaine vision, et des idées et des moyens techniques, et qui ont choisi de s’approprier des instruments de travail, tout en désavouant et la vision qui les avait fait naître, et celui en qui cette vision avait pris naissance.
Note 178
(13 mai) Cette synthèse a été « récusée » en tout premier lieu, dans son esprit comme dans la notion-clef qui la rend possible, par nul autre que celui-là même qui a été le principal utilisateur et bénéficiaire, à travers toute son œuvre, des moyens techniques qu’elle m’avait permis de développer (avec le langage des schémas et la construction d’une théorie de cohomologie étale). C’est Pierre Deligne. Par son ascendant exceptionnel (dû à ses moyens exceptionnels), et par la position très particulière qu’il a occupée vis-à-vis de mon œuvre dont il a été comme un légataire implicite, le barrage discret et systématique qu’il a opposé aux idées principales que j’avais introduites (à l’exception de la notion de schéma et de la cohomologie étale) a été d’une grande efficacité, jouant sûrement un rôle de premier plan dans l’instauration de la « mode » qui a enterréces idées, réduites pendant déjà près de quinze ans à une vie végétative. Son œuvre a été marquée profondément par cette ambiguïté, que j’ai entrevue pour la première fois dans la réflexion qui continue celle de la présente note. (Voir « Refus d’un héritage — ou le prix d’une contradiction », note no 47.) Cette première perception, vive mais encore confuse, de cette entrave permanente dans l’œuvre de Deligne après mon départ, s’est précisée et confirmée de façon saisissante au cours de toute la réflexion sur cet Enterrement, où mon ami joue le rôle de principal officiant.
Note 179
(13 mai) Il est apparu au cours de la réflexion ultérieure que la situation a commencé à changer avec le colloque de Luminy de juin 1981 : on y a vu tels qui avaient « oublié » (ou plutôt, enterré…) ces notions, se pavaner avec, sans pour autant cesser de battre froid ce même « malheureux » sans lequel ce brillant colloque n’aurait jamais eu lieu. (Voir notes nos 75 et 81 au sujet de ce mémorable colloque.)
Note 180
(13 mai) J’ai fini par comprendre que la seule personne (à part moi) qui jusqu’à aujourd’hui réponde au sens assez particulier de ce « tant soit peu dans le coup » est Pierre Deligne, qui a eu l’avantage pendant quatre ans, en même temps qu’il écoutait « le peu que je savais en géométrie algébrique », d’être le confident au jour le jour de mes réflexions motiviques. Il est vrai que j’ai parlé de ces choses à beaucoup d’autres collègues ici et là, mais aucun apparemment n’a été assez « branché » pour assimiler une vision d’ensemble qui s’était développée en moi au cours de plusieurs années, ou pour prendre mes indications comme un point de départ pour développer par lui-même une vision et un programme (comme moi-même l’avais fait à partir de deux ou trois « fortes impressions » produites par certaines idées de Serre). Peut-être je fais erreur, mais il me semble que les gens intéressés par la cohomologie des variétés algébriques n’étaient pas en disposition psychologiques à « prendre les motifs au sérieux » aussi longtemps que Deligne, qui faisait autorité en cohomologie et qui en même temps était le seul censé savoir à fond de quoi il retournait avec ces motifs, les passait lui-même sous silence. (8 juin) Vérification faite, il apparaît que mes premières réflexions motiviques remontent aux débuts des années 1960 — elles se sont donc poursuivies sur près d’une dizaine d’années.
Note 181
(13 mai) Comme je l’ai signalé dans une précédente note de b. de p., les catégories dérivées ont eu droit il y a trois ans à une exhumation en grande pompe (sans que mon nom y soit prononcé). Les topos et les six opérations attendent toujours leur heure, et les motifs aussi, sauf le petit morceau qui a été exhumé il y a deux ans, avec une paternité de rechange (voir notes nos 51, 52, 59).
Note 182
(13 mai) Je crois comprendre maintenant que le « très peu d’initiés » s’est réduit jusqu’en 1982 au seul et unique Deligne. Il est vrai qu’il a révélé de cette « science secrète » ce qui transparaît à travers certains résultats importants inclus dans ce yoga, révélés au fur et à mesure qu’il a été en mesure de les prouver, pour en recueillir le crédit tout en cachant sa source d’inspiration, laquelle restait secrète. Si pourtant pendant quinze ans personne ne s’est déclenché encore pour embrancher enfin sur une théorie des motifs de vaste envergure, c’est que décidément notre époque est loin du dynamisme hardi de l’époque héroïque du calcul infinitésimal !
Note 183
(13 mai) Ayant fini par prendre connaissance de la bibliographie tant soit peu, je vois maintenant que l’œuvre entière de Deligne est enracinée dans ce yoga. Et mon échantillonage bibliographique (ainsi que d’autres recoupements) me font supposer que dans l’œuvre entière de Deligne, la seule référence à cette source se trouve dans une ligne lapidaire (me citant en une haleine avec Serre) dans « Théorie de Hodge I » en 1970. (Voir les notes nos 78’1 et 78’2.)
Note 184
Ce que je tiens de Serre (début des années 1960 ?) est une idée ou intuition de départ, me faisant comprendre qu’il y avait quelque chose d’important à comprendre ! Cela a agi comme une impulsion initiale, déclenchant une réflexion qui s’est poursuivie dans les années suivantes, d’abord sur un « yoga » des poids et bientôt sur un yoga plus vaste des motifs.
Note 185
(10 avril) Il me semble que Deligne a été le seul à « entendre » — et il a pris soin de se réserver le privilège exclusif de ce qu’il entendait. Il est vrai d’autre part qu’en écrivant ces lignes finales, je « retardais » sur les événements : il y a deux ans, il y a eu exhumation partielle du yoga des motifs sans aucune allusion à un rôle que j’y aurais joué ! Voir à ce sujet les notes nos 50, 51, 59, suscitées par une découverte imprévue qui a jeté une lumière inattendue (pour moi du moins) sur le sens de l’enterrement qui avait eu lieu pendant douze ans. Jusque-là je m’étais rendu compte assez confusément d’une sorte d’enterrement, sans prendre le loisir d’aller y regarder de plus près…
Note 186
(6 juin) Je l’ai retrouvée (sous une forme voisine, et sous le nom flatteur de « conjecture de Deligne-Grothendieck ») dans un article de MacPherson paru en 1974. Voir, pour des détails, la note no 871.
Note 187
Le lecteur intéressé trouvera une esquisse de ce formalisme en Appendice au présent volume.
Note 188
(25 mai) Elle a été établie par J.-L. Verdier, voir « Les bonnes références », note no 82.
Note 189
(12 mai) Par contre, je viens de constater que rien dans ladite brochure ne pourrait faire soupçonner au lecteur que mon œuvre ait quoi que ce soit à voir avec la cohomologie des variétés algébriques, ou celle de quoi que ce soit d’autre ! Voir à ce sujet la note « L’Éloge Funèbre (1) — ou les compliments » (no 104) écrite ce jour. La brochure dont il est question est celle mentionnée dans la note de bas de page à la note « L’arrachement salutaire », no 42, et examinée d’un peu plus près dans la note « L’Éloge Funèbre (1) » qu’on vient de mentionner.
Note 190
(25 mai) C’est pourtant ce qui était aimablement suggéré dans cette fameuse brochure jubilée, sous une plume anonyme que je crois reconnaître. Voir à ce sujet la note « L’Éloge Funèbre (2) », qui fait suite à « L’Éloge Funèbre (1) » cité dans la précédente note de b. de p.
Note 191
Dans Pub. Math. 36, 1969, p. 75-110. Voir commentaires dans la note no 631
Note 192
(8 juin) Voir la sous-note 951 à la note « Cercueil 3 — ou les jacobiennes un peu trop relatives », no 95.
Note 193
Il y manquait encore une opération Rf! (cohomologie à support propre) pour un morphisme non propre, qui a été introduite six ou sept ans plus tard par Deligne, grâce à l’introduction par lui du contexte des promodules cohérents, qui m’apparaît comme une idée nouvelle importante (reprise avec succès dans sa théorie des promodules stratifiés).
Note 194
(25 mai) Après que ces lignes ont été écrites, j’ai découvert que le premier embryon de la thèse de Verdier, datant de 1963 (quatre ans avant la soutenance) a fini par être publié en 1967. Voir à ce sujet les notes « Le compère » et « Thèse à crédit et assurance tous risques », nos 63”’et 81.
Note 195
Ces endroits sont : le séminaire bien connu de Hartshorne sur la dualité cohérente, contenant la seule partie publiée à ce jour de la théorie de dualité que j’avais développée dans la seconde moitié des années 1950 ; un ou deux exposés de Deligne dans SGA 4 ; un ou deux chapitres de la volumineuse thèse d’Illusie.
Note 196
(24 mai) Il y a lieu de nuancer ces « quinze années écoulées » — voir à ce sujet la note no 473, ainsi que la note plus circonstanciée « Thèse à crédit et assurance tous risques », no 81.
Note 197
(25 mai) Pour une réflexion sur les forces à l’œuvre dans l’apparition et la persistance de cette mode, voir la note « Le Fossoyeur — ou la Congrégation tout entière », no 97.
Note 198
Je n’ai pas eu dans ma vie de mathématicien ce plaisir d’inspirer, ou seulement de pouvoir encourager, chez un élève une thèse contenant un « théorème du bon Dieu » — tout au moins pas d’une profondeur et d’une portée comparables.
Note 199
Il semblerait que Verdier, comme directeur de thèse officiel pour la thèse de Zoghman Mebkhout (et qui à ce titre lui a même « accordé quelques discussions »), était le principal concerné (à part Mebkhout lui-même) dans l’escamotage qui s’est fait autour de la paternité de ce théorème fondamental, et du crédit qui revient à son « élève » dans le renouvellement qui s’amorce dans la théorie cohomologique des variétés algébriques par le point de vue des $\mathcal{D}$-Modules développé par Mebkhout. Je n’ai pas connaissance pourtant qu’il s’en soit ému plus que Deligne.
Note 200
(25 mai) En écrivant ces lignes, je me suis abstenu (avec quelques hésitations) d’inclure le nom de mon ami Luc Illusie dans cette liste de mes élèves qui auraient été « les mieux placés » pour prodiguer à Zoghman Mebkhout les encouragements qui auraient dû aller de soi. Je n’ai pas été attentif alors à un certain malaise en moi, qui aurait pu m’enseigner que j’étais en train de donner un petit coup de pouce en faveur de quelqu’un que j’ai en affection, pour faire mine de le décharger d’une responsabilité qui lui incombe tout comme à mes autres « élèves cohomologistes ».
Note 201
(25 mai) En fait, cet escamotage est l’œuvre en tout premier lieu de Deligne et de Verdier eux-mêmes. Voir à ce sujet la note « L’Iniquité — ou le sens d’un retour », no 75.
Note 202
(29 avril) Pour un examen plus attentif de cet article, instructif à plus d’un titre, voir la note « L’éviction » (no 63).
Note 203
(19 avril) Je constate sur une liste des publications de Deligne que je viens de recevoir et de lire avec intérêt, qu’il est question des « poids » dès 1974 dans une communication de Deligne au congrès de Vancouver — cela fait donc six ans de « secret autour des poids » au lieu de douze. Ce secret pourtant m’apparaît inséparable du secret similaire autour des motifs (pendant les douze ans 1970-1982). Le sens de ce secret vient de s’éclairer d’un jour nouveau au cours de la réflexion d’aujourd’hui, dans la longue double-note qui suit, nos 51-52).
Note 204
(25 mai) Il semblerait bien, d’après tous les éléments d’information apparus au cours de la réflexion, que ces « deux ou trois initiés » se sont bornés au seul et unique Deligne, qui semble avoir pris grand soin à se réserver le bénéfice exclusif de la possession de ce yoga qu’il tenait de moi, jusqu’en 1974 (voir note de b. de p. précédente), où le moment était mûr pour pouvoir le présenter comme idée de son cru, sans référence ni à moi, ni à Serre (voir les notes nos 78’1,78’2). (18 avril 1985) Depuis que ces lignes ont été écrites, j’ai eu occasion de prendre connaissance également de la communication de Deligne « Théorie de Hodge I » au Congrès int. math. de Nice (1970) (Actes, t. I, p. 425-430). Contrairement à ce que j’avais lieu de croire par les informations parcellaires en ma possession, cet article expose dès 1970 une partie substantielle du yoga des poids. Sur l’origine de ces idées, il se borne à une mention sibylline et de pure forme d’un article de Serre (d’ailleurs étranger à la question), et de « la théorie conjecturale des motifs de Grothendieck ». (Comparer avec les notes nos 78’1, 78’2.) La question cruciale du comportement de la notion de poids par des opérations telles que Rif! et Rif∗ n’est pas même mentionnée, et ne le sera pas avant l’article cité « La Conjecture de Weil II » de 1980, où mon nom n’est pas prononcé en relation avec le théorème principal de ce travail, pas plus que ne l’est celui de Serre ou le mien dans la communication « Poids dans la cohomologie des variétés algébriques » mentionnée dans la note de b. de p. précédente (d’il y a un an jour pour jour).
Note 205
Voir aussi à ce sujet les sections 32 et 33, « L’éthique du mathématicien » et « La note — ou la nouvelle éthique », ainsi que les deux notes qui s’y rapportent, « Consensus déontologique — et contrôle de l’information » et « Le “snobisme des jeunes” — ou les défenseurs de la pureté », nos 25, 27.
Note 206
Voir à ce sujet la note « Cercueil 2 — ou les découpes tronçonnées », no 94.
Note 207
Voir aussi à ce sujet l’épisode « La note — ou la nouvelle éthique » (section 33). Cette fameuse « note » avait justement le tort d’expliciter des notions et des énoncés qui avaient été jusque-là laissés dans le vague, et qui pourtant ont été implicitement utilisés par moi pour établir des résultats qui portent mon nom et que tout le monde utilise sans vergogne depuis bientôt vingt-cinq ans (chose d’ailleurs que les deux illustres collègues savaient parfaitement). (8 juin) Voir, pour plus de détails, la note « Cercueil 4 — ou les topos sans fleurs ni couronnes » (no 96). Les « résultats qui portent mon nom » sont des résultats sur l’engendrement et la présentation finie de certains groupes fondamentaux profinis globaux et locaux, « démontrés » entre autres dans SGA 1 par des techniques de descente qui restent heuristiques faute d’une justification théorique, soigneuse, accomplie dans le travail (apparemment « impubliable ») d’Olivier Leroy, sur les théorèmes du type Van Kampen pour les groupes fondamentaux de topos.
注释 167
(5月10日)所提及的朋友正是Zoghman Mebkhout;他欣然允许我解除我原本认为应当保持匿名的信(1984年4月2日)的来源,我在本注中引用了此信。
注释 168
(5月10日)出于尊重通信者匿名的考虑,前面的引文被大幅删节。 完整的引文及对其真实含义的评论见下一条注,该含义因缺乏更详细的信息最初被我忽略了。
注释 169
注释 170
见前一条注的第二个脚注,《教学的失败(2)——或创造与自负》,第44'。
注释 171
读者将在注第461至469号中找到对本文所回顾概念的某些更具技术性的评论。此外,除了这些我已引入的特定概念,读者可以在注第88号《遗骸》中找到关于我视为自己作品之「核心部分」(在我「完全彻底完成」的作品部分之内)的反思。
注释 172
(6月7日)Mebkhout向我指出,在这两个定理之外还应加上第三个,同样用导出范畴(catégories dérivées)的语言表述,即他(或许略有不当)称之为「对偶性定理(théorème de bidualité)」的定理,用于$\mathcal{D}$-模,也是三个中最困难的一个。关于Mebkhout的思想和成果的总体概述,见Mebkhout及其应用,见LeDung Trang和Zoghman Mebkhout,《Introduction to linear differential systems》,Proc. of Symposia in Pure Mathematics,第40卷(1983),第2部分,第31-63页。
注释 173
(30 mai) 第二个定理的证明遇到了超越语境中常见的技术困难,需要借助「évétesque」技巧;我猜想它可以被归入「困难」证明之列。第一个定理的证明则是「显然的」——且深刻,运用了奇点解消的全部力量Hironaka。 正如我在笔记《团结》的倒数第二段中指出的(no85),一旦定理被阐明,任何一个消息灵通的「随便来的人」都能证明它。也可与J H. C.Whitehead在笔记《年轻人的势利——或纯粹性的捍卫者》中引用的观察相比较(no27)。当我写下这最后一篇笔记时,仿佛受到某种秘密预知的无声驱使,我丝毫没有料到现实将会多么远超我那些胆怯而摸索性的暗示!
注释 174
他们是在SGA 4和SGA 5研讨班上直接学到的,以及通过中间文本,在R.Hartshorne。
注释 175
(30 mai) 但我曾有时间将其遗忘——凭借与Mebkhout的第二次相遇,于去年重新记起。(见笔记《阴间重逢》,no78。)
注释 176
(15 mai) 这些「本质思想与主要技术手段」曾在1963至1965年间汇集于SGA 4和SGA 5研讨班的宏大壁画之中。降临在这幅壁画的SGA 5部分的编写与出版上的奇异厄运——它在十一年后(1977年)以面目全非、残破不堪的形式出版——生动地描绘了这一广阔洞见(vision)在「某种风尚」手中——或者不如说,在某些最先开创这一风尚的我的学生手中——的命运(见下页脚注)。这些厄运及其意义在过去四周的反思中逐渐显现,并延续到笔记《同谋》、《白板》、《与众不同的人》、《绿灯》、《颠倒》、《沉默》、《团结》、《神秘化》、《死者》、《屠杀》、《遗骸》中,笔记nos63"',67,67',68,68'和84-88。
注释 177
(13 mai) 在这些文字写下之时(三月末)之后的六周内,反思的持续推进表明,这一「风尚」首先是由我的某些学生开创的——正是那些最有条件将某种洞见、思想和技术手段化为己有的人,而他们选择了占有这些工作工具,同时既否定了使它们诞生的洞见,也否定了那个洞见在其中诞生的人。
注释 178
(13 mai) 这一综合体系,在其精神以及使其成为可能的关键概念上,首先遭到了一个人的「拒绝」,而此人正是通过其全部著作,成为我所得以发展的技术手段(包括概型(schémas)语言和平展上同调(cohomologie étale)理论的构建)的主要使用者和受益者。此人便是PierreDeligne。凭借其非凡的影响力(源于其非凡的才能),以及相对于我的著作他所占据的非常特殊的地位——他就像我著作的隐性继承人——他对我所引入的主要思想(除概形概念和平展上同调之外)所设置的隐蔽而系统的障碍极为有效,肯定在开创那种「风尚」中发挥了首要作用,埋葬了这些思想,已在近十五年间被削减至一种植物般的存在状态。他的著作被这种模棱两可深深烙印,我在此笔记的反思延续中第一次隐约察觉到这一点。(见笔记《拒绝遗产——或矛盾之代价》,no47。)这种对我离开后Deligne著作中这一永久阻碍的最初感知,敏锐却仍显模糊,在关于这场埋葬(Enterrement)的全部反思过程中,以惊人的方式变得清晰和确凿,而在这场埋葬中,我的朋友扮演了主祭的角色。
注释 179
(13 mai) 在后续反思中显现,情况从1981年6月的Luminy研讨会开始发生变化:在那里,那些曾经「遗忘」(或者不如说,埋葬……)这些概念的人,带着它们招摇过市,却并没有停止冷落那个如果没有他这场辉煌研讨会绝不可能举行的「不幸之人」。(见笔记nos75和81关于这场值得纪念的研讨会。)
注释 180
(13 mai) 我终于明白,唯一一个(除我之外)至今仍对「多少算是在行」这一相当特殊的意义有所回应的人是PierreDeligne,他在四年中享有优势,在听取「我在代数几何中那点所知」的同时,成为我动机(motifs)反思的每日心腹。诚然,我曾在这里那里向许多其他同事谈及这些事情,但显然没有一个人足够「入流」去吸收一个在我心中发展了数年的整体洞见,或者把我的指示当作起点,自己去发展一个洞见和纲领(正如我自己曾经以Serre某些思想产生的两三个「强烈印象」为起点所做的那样)。也许我搞错了,但在我看来,那些对代数流形(variétés)上同调(cohomologie)感兴趣的人,在心理上并不倾向于「认真对待动机」,只要Deligne本人——他在上同调领域是权威,同时是唯一被认为对这些动机究竟是怎么回事了如指掌的人——自己却对它们保持沉默。 (6月8日)经核实,我的最早动机反思可追溯到1960年代初期——因此它们持续了近十年之久。
注释 181
(5月13日)如我在前一篇页底注中所指出的,导出范畴(catégories dérivées)在三年前得以隆重重见天日(尽管我的名字未被提及)。拓扑斯(topos)与六运算(six opérations)仍在等待它们的时机,动机(motifs)亦然,除了两年前被发掘出来的那个小碎片,并附有一个替代的原创归属(参见注释 第51、52、59)。
注释 182
(5月13日)我现在似乎明白了,所谓的「极少数知情人」到1982年为止已缩减为唯一一人——Deligne。诚然,他从这门「秘传之学」中揭示的内容,透过这一修行(yoga)所包含的某些重要成果显现出来——这些成果是在他能够证明它们的过程中逐步披露的,他借此收获赞誉,同时隐藏其灵感来源,这一来源始终秘而不宣。然而,若十五年来仍无人启动以最终开创一门规模宏大的动机(motifs)理论,那只能说明我们这个时代确实远非微积分英雄时代那般勇猛活力了!
注释 183
(5月13日)在终于稍微了解了相关文献之后,我现在看到,Deligne的全部著作都扎根于这一修行(yoga)。而我的文献抽样(以及其他交叉验证)让我推测,在Deligne的全部著作中,对这一来源的唯一引用见于一句简短的文字(将我Serre并列提及)出现在《Hodge I》1970年版中。(参见注释 第78'1和78'2。)
注释 184
我从Serre(1960年代初?)那里得到的是一种出发性的观点或直觉,让我明白存在着某种重要的东西需要去理解!它像一股初始的冲动(impulsion),触发了一段持续多年的思考,起初是关于权重(poids)的「修行」(yoga),很快便扩展为更广泛的动机之瑜伽(yoga des motifs)。
注释 185
(4月10日)在我看来,Deligne是唯一「听到」的人——而且他刻意为自己保留了所听到内容的独占特权。另一方面,诚然在写下这些最后文字时,我对事态的发展已经「滞后」了:两年前,动机之瑜伽(yoga des motifs)已被部分发掘出来,却丝毫未提及我曾扮演过的角色!对此请参见注释 第50、51、59,这些注释是由一次意外的发现引发的,它为(至少对我来说)持续了十二年的埋葬(enterrement)的意义投下了始料未及的光芒。在那之前,我只是相当模糊地意识到某种埋葬的存在,却未曾抽空去仔细审视……
注释 186
(6月6日)我找到了它(以相近的形式,冠以「Deligne-Grothendieck猜想」这一讨好的名称),出现在MacPherson于1974年发表的一篇文章中。详情参见注释第871。
注释 187
感兴趣的读者可在本卷附录中找到这一形式体系的纲要。
注释 188
(5月25日)它是由J.-L.Verdier建立的,参见《良好的推荐信》,注释 第82。
注释 189
(5月12日)相反,我刚刚注意到,上述小册子中的任何内容都不会让读者怀疑我的著作与代数流形的上同调(cohomologie des variétés algébriques)或任何其他事物的上同调有任何关系!对此请参见本日所写的注释《悼词(1)——或称颂词》(第104号),写于当日。所提及的小册子即是在注释《有益的剥离》的脚注中提到的那本,注释 第42,并在刚才提及的注释《悼词(1)》中得到了更仔细的审视。
注释 190
(5月25日)然而,这正是那本著名的纪念册中所善意暗示的,出自一支我自认为能辨认出的匿名笔触。对此请参见注释《悼词(2)》,接续前一条页底注所引的《悼词(1)》。
注释 191
载于Pub. Math。36卷,1969年,第75-110页。评论参见注释 第631
注释 192
注释 193
其中还缺少一个运算Rf!(紧支集上同调(cohomologie à support propre))对于非紧态射,此项运算是在六、七年后由Deligne引入的,他为此引入了凝聚预模(promodules cohérents)的框架——在我看来这是一个重要的新思想(并在他的预分层模(promodules stratifiés)理论中得到了成功的运用)。
注释 194
(5月25日)在写下这些文字之后,我发现Verdier的论文最早雏形可追溯至1963年(答辩前四年),最终于1967年出版。对此请参见注释《同谋》和《赊账论文与全险》,第63"'和81。
注释 195
这些地方分别是:著名的Hartshorne关于凝聚对偶(dualité cohérente)的研讨班,其中包含我在1950年代后半期发展的对偶理论迄今唯一已发表的部分;以及一两个exposé(研讨班报告/讲稿)Deligne在SGA 4中的exposé(研讨班报告/讲稿);以及Illusie的鸿篇巨制论文中的一两章。
注释 196
(5月24日)有必要对这些「逝去的十五年」做出更细致的区分——对此请参见注释 第473,以及更为详尽的注释《赊账论文与全险》,第81。
注释 197
(5月25日)欲思考这股风尚出现与持续中起作用的力量(forces),请参见注释《掘墓人——或称全体修会》,第97。
注释 198
在我作为数学家的生涯中,我未曾有过这种乐趣:激发——或者仅仅是能够鼓励——一位学生写出一篇包含「上帝定理」(théorème du bon Dieu)的论文——至少没有达到可比的深度和广度。
注释 199
看来Verdier,作为ZoghmanMebkhout的正式博士导师(并因此甚至「给予了几次讨论」),是(除了Mebkhout本人之外)这起围绕这一基本定理署名权及其「学生」通过$\mathcal{D}$-模(Module),由Mebkhout发展。然而我并未得知他比Deligne更为动容。
注释 200
(5月25日)写这几行时,我(略带犹豫地)没有把我朋友LucIllusie的名字列入那些本「最有资格」向ZoghmanMebkhout给予理所应当的鼓励的学生名单中。我当时没有注意到内心的某种不安,这本可以提醒我,我是在为我所喜爱的人暗中助力,佯装为他卸下一份他与我其他「上同调学生」同样承担的责任。
注释 201
(5月25日)事实上,这起隐瞒事件首先出自Deligne和Verdier本人。参见注释「不义——或回归的意义」,no75。
注释 202
(4月29日)欲更仔细审视这篇在诸多方面具有启发性的文章,参见注释「排挤」(no63)。
注释 203
(4月19日)我在刚收到并饶有兴致地阅读的Deligne出版物清单上注意到,早在1974年Deligne在温哥华大会的一次报告中就已论及「权」(poids)——因此是六年的「围绕权之秘密」而非十二年。然而这秘密在我看来与围绕动机(motifs)的类似秘密(在1970-1982的十二年间)密不可分。这一秘密的意义在今天的思考中焕发出了新的光芒,反映在随后的长双注(nos51-52)。
注释 204
(5月25日)根据思考过程中浮现的所有信息要素,看来这些「两三个知情人」仅限于唯一的一个Deligne,他似乎极为谨慎地将从我这里获得的这一瑜伽(yoga)的独家拥有权保留给自己,直到1974年(见前注脚),彼时时机成熟,得以将其作为自己的独创思想提出,既不提及我,也不提及Serre(参见注释nos78'1,78'2)。 (1985年4月18日)自写下这些文字以来,我还有机会了解到Deligne在1970年尼斯国际数学家大会上的报告「Hodge理论(Théorie de Hodge)I」(会议录,卷I,第425-430页)。与我根据手中零散信息所认为的相反,该文早在1970年就阐述了权之瑜伽的实质性部分。关于这些思想的来源,它仅以谜语般的纯形式提及了Serre(且与问题无关)的一篇文章,以及「Grothendieck的猜想性动机理论」。(与注释nos78'1,78'2作比较。)关于权概念在诸如Rif!和Rif∗等运算下的行为这一关键问题甚至未被提及,直到引用的文章「Weil猜想(Conjecture de Weil)II」(1980年),才被提及,在该文中我的名字与这项工作的主要定理无关未被提及,就如同Serre或我的名字在上一则脚注(恰好一年前)中提到的「代数流形上同调(cohomologie)中的权」报告中也未被提及一样。
注释 205
另参见第32节和第33节,「数学家的伦理」和「注释——或新伦理」,以及与之相关的两篇注释,「义务论共识——与信息控制」和「青年的势利——或纯洁的捍卫者」,nos25,27。
注释 206
参见注释「棺材2——或分段切割」,no94。
注释 207
另参见该主题的章节「注释——或新伦理」(第33节)。这篇著名的「注释」的过错恰恰在于阐明了此前一直含糊其辞的概念和陈述,而这些概念和陈述却一直被我暗中用于建立那些冠以我名、并且将近二十五年来所有人都毫无顾忌地使用的结果(况且那两位著名的同事对此心知肚明)。 (6月8日)更多细节参见注释「棺材4——或没有鲜花与花环的拓扑斯(topos)」(no96)。「冠以我名的结果」是关于某些整体与局部profinite基本群的生成与有限呈示的结果,这些结果在SGA 1中除其他外通过下降(descente)技术被「证明」,但这些技术因缺乏OlivierLeroy在(显然「不可发表」的)工作中所完成的关于拓扑斯基本群的Van Kampen型定理的细致、充分的理论论证而仍是启发性的。